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Livre d'or

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15/04/2012 11:00:12
Commençons par la première impression : c'est un livre qui sent bon. Je ne sais quelle encre utilise l'imprimeur d'Albi, quelle en est sa composition chimique mais respirer ce livre est un véritable bonheur. Ensuite la mise en page, savante, soignée, laissant libre cours, par ses différents caractères, aux nuances du texte. On pouvait attendre de celui-ci un beau texte sur la Loire : on a plus. Certaines approches d'un thème sont plates et donnent rarement de bons livres, à moins de faire de la platitude un style. D'autres approches sont obliques et peuvent produire des textes de qualité. Ici nous avons à faire à une saisie verticale du thème, tant par l'écriture que par l'abord historique du fleuve - verticalité du temps. Cela nous offre un livre original, érudit et accessible, où profondeur et surface se succèdent, où la langue d'hier, que l'on savoure, se mêle au langage d'aujourd'hui. Cette exploration de la Loire n'est pas sans rappeler celle du " Blues pour Cadou". Deux livres qui swinguent avec leur sujet sans le singer. Deux livres comme on n'en lit pas tous les jours qui sortent, s'exhaussent de la production poétique courante. Deux livres exigeants qui ont cette qualité des grands livres : la liberté. Liberté qui peut dérouter parfois, rend plus intelligent, plus vif, plus attentif au plus simple comme au plus complexe la plupart du temps. " Le Fleuve et le Rocher" est un livre qu'on n'a pas déjà lu cinquante fois. Il est singulier. L'auteur prend des risques et finalement gagne son pari : écrire de la bonne poésique autour de la Loire. Poésique qui échappe aux clichés et fait entendre un chant personnel. Que j'ai aimé et... senti.
Christian Bulting
 
05/04/2012 12:51:22
S'il vrai que la Loire vous a déposé dans son estuaire, vous en remontez magnifiquement le cours, poète inspiré qui boit " à la source d'ardeur "... " dans les veines souterraines de l'enfance ". Quel premier coup magistral pour un livre ! Mais il faudrait citer tant de merveilles que ma lettre réécrirait votre almanach. Je ne lis pas, certes, tous les poètes d'aujourd'hui, mais cela ne m'empêche pas de vous considérer comme une haute figure de notre temps : vous devriez être chez Gallimard. Et je n'ai pas attendu, vous le savez bien, votre remontée de Loire pour avoir ce sentiment.
Lucien Guérinel, compositeur
 
02/04/2012 10:44:17
J'ai trouvé ton recueil sur ma table en arrivant à Nantes et ce fut la première (et quelle !) bouffée d'air frais du week-end. Les élèves demandent souvent à leurs professeurs à quoi la poésie peut bien servir. Qu'ils lisent Le Fleuve et le Rocher, ils y trouveront la réponse qu'ils cherchent : la poésie sert à nous désaltérer sans nous ôter notre soif. Tes quatre saisons, pardon cinq, chantent, en effet, la Loire dans un jeu de synesthésies d'une richesse et d'une puissance de suggestion comme on n'en a plus guère connu depuis que la poésie s'est mise en tête de faire sa "crise". Car tu ne nous fais pas seulement voir mais entendre, respirer, goûter, pénétrer et finalement charrier par les grandes eaux de ta Rêvière, tels ces "iris des marais au rire aigri de pirates" qui bordent ses rives. Et tu nous offres ce nouveau voyage avec cette savante désinvolture et cette érudition sans rien en elle qui pèse ou qui pose qui nous est familière depuis Danse de Terre. Sans doute ton livre est-il de ceux que l'on reprendra pour y découvrir tel effet de mascaret ou telle alluvion qui aura échappé à notre première lecture (au reste la vraie sinon la seule), mais n'est-ce pas la marque de ceux qui resteront ? Et de quels autres peut-on en dire autant aujourd'hui? Ce qui me semble beau, c'est surtout cette parfaite maîtrise de ce que Barthes appelle "marcottage" (et le mot ni la chose ne sont faits, je crois, pour te déplaire), ce réseau d'amorces et d'échos qui compose cette musique singulière, dans cette tonalité qui n'appartient qu'à toi, et que tu nommes "poésique". J'ajouterai ici seulement que si la poésie est encore vivante aujourd'hui, c'est dans ce travail qui, comme le tien, parvient à faire chanter les sources vives de la création en un filet de voix où celle du franciscain côtoie, par-delà les siècles, celle du rappeur, où se rassemblent et s'unissent toutes celles qui peuplent le divin fleuve. Bon vent à ce bateau livre auquel je souhaite mille et trois lecteurs mozartiens et (ou ?) rabelaisiens. Pour commencer...
Philippe Arnaud, critique littéraire
 
01/04/2012 17:07:50
Avec le Fleuve et le Rocher, Roland, vous inscrivez votre nom dans la lignée des poètes de la Loire, mais vous le faites d'une manière très différente des classiques, d'une façon étonnante, incongrue parfois: les apports les plus divers, les citations, les morceaux d'archives, s'intègrent dans le flux du recueil, déluge d'images, maelström de sonorités...Vous écrivez ainsi une nouvelle page, originale et surprenante, non dénuée d'humour, dans l'histoire déjà longue de la poésie fluviale.
Marie-Noëlle Hôpital
 
31/03/2012 12:50:03
Roro, Je vais essayer de te le dire tout simplement, comme ça , ce s'ra réglé d'entrée d'jeu : tu as fait un très beau et très grand livre . Vraiment , si la poésique existe , elle n'a jamais existé aussi haut . J'ai plusieurs fois tiré ma gabarre sous l'ermitage des Petits-Capucins . J'en croyais le fond plat mais j'ai sans cesse accroché au fond, aux rives , au ciel . Quel flot ! J'ai bien tenté de prendre mon élan sur les 4 premiers flux , mais le dernier est long , long, long, long. Et si fort . J'y suis encore . Je reste accroché à l'aubépine des prodiges. Je manque d'entraînement . J'attends des leçons de navigation du Lord !il sait, lui, régler la cadence des haubans et des chevaux ... Pour l'instant, je retourne m'asseoir au bord du Fleuve et tenter une bonne fois d'en tracer le schéma. Prête-moi ton doigt d'alluvions . Mais dis-moi Roro, quand irons-nous aux îles retrouver nos Lolas, avec ta belle chemise bleue? Paré à virer ?
Youssef du GGPCF