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Livre d'or

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21/07/2013 16:20:15
Comment ça ? "si je savais prier " dits-vous ... mais votre livre tout entier est une prière...
Fang
 
20/07/2013 18:18:40
On remarque d'abord la beauté du travail éditorial. De la couverture aux illustrations en couleur, en passant par une maquette créative et un beau papier glacé, l'éditeur mobilise son savoir, son habileté au service du texte. Tu mets en scène ton texte et tu as trouvé un producteur qui se donne les moyens de le réaliser. Le livre porte une grande ambition. Il refuse le face-à-face entre une poésie lyrique, qui se développe de manière traditionnelle, vers après vers, même si elle utilise les blancs, les décrochements et une poésie qui " déconstruit" le texte, l'éclate, joue avec. Ici le profond lyrisme du poète se traduit dans des formes plurielles qui coexistent, s'enchaînent harmonieusement et de manière toujours lisible. Tu utilises une vaste palette ( poésie, prose, écrits de rues,citations littéraires, refrains, peintures, portées...). Le chant incorpore musique, images, littérature. Ce qui pourrait être un exercice d'érudition fastidieux et prétentieux se révèle être en fait une parole libre, inventive, jamais convenue, qui suscite chez le lecteur un sentiment d'admiration jubilatoire. Car ce livre est livre de joie pour qui aime la langue( par exemple le travail sur les mots qui désignent les oiseaux, les verbes qui nomment leurs chants, les syllabes qui les traduisent) l'art, le voyage ( le reportage sur les lieux) - la vie, tout simplement la vie. Un grand livre ? Oui, un grand livre - et ils ne sont pas si nombreux. Pendant que j'écris cela, j'entends, à intervalles réguliers, les pattes des oiseaux sur la véranda. Christian Bulting
Christian Bulting
 
15/07/2013 09:59:14
Cher Roland, ton hommage à St François a sa place auprès des plus grands: celui de Joseph Delteil et celui d'Eloi Leclerc ("Sagesse d'un pauvre").Dans le concert d'éloges à ton" Parloir aux oiseaux" sur ton site, tout est dit de l'invention poèsicale permanente, de l'érudition époustouflante, de l'humour...Une seule voix-celle de Francesca Della Rocca- pointe la quête spirituelle évidente qui traverse tout le recueil, quête d'autant plus intéressante que tu dis ne pas avoir la foi. "Mais comment prier", "Si je savais prier, je dirais..."écris-tu à plusieurs reprises, sais-tu- de l'avis même de deux grands priants: l'ami commun Gilles Baudry, moine/poète à Landévennec, et Sœur Madeleine, Clarisse( tiens, tiens...) à Nantes- qu'il s'agit là de la seule prière qui vaille, la prière étant avant tout affaire de pauvre et de mendiant, or, je te le demande, "que sommes-nous d'autre si ce n'est, au fond d'un méchant chemin creux, des mendiants mutilés qui tendent leur moignon vers le vol hauturier d'un oiseau de prodige?" Donc, en faisant l'aveu, à la manière d'un Erri de Luca dans les premières pages du "Noyau d'olive", de ton incapacité à prier, tu nous donnes une des plus belles définitions de la prière qui soit...mais ne me dis pas que tu ne le savais pas, je ne te croirais pas.
Jacques Vincendeau, lecteur bénévole vole vole
 
08/07/2013 16:59:21
Qu'est-ce qu'ils savent de l'AMOUR, et qu'est-ce qu'ils peuvent comprendre ? S'ils ne comprennent pas la POESIE, s'ils ne sentent pas la MUSIQUE, qu'est-ce qu'ils peuvent comprendre de cette PASSION en comparaison de laquelle la rose est grossière et le parfum des violettes un tonnerre ?
Kaïd Ali APMP
 
05/07/2013 18:01:05
Le Parloir aux Oiseaux, voilà un livre bien singulier que vous avez offert à vos lecteurs, Monsieur Roland, singulier dans son thème et dans son traitement. Ce qui frappe chez vous c’est cette quête spirituelle évidente alors que vous niez l’idée de foi chez vous et pourtant si je vous ai bien lu, à plusieurs reprises vous avez évoqué avec ferveur vos figures tutélaires, Sainte Cécile patronne des musiciens, Saint Roland l’ermite maintenant Saint François cet ami des animaux, des oiseaux à qui il prêche, patron des poètes. Etonnamment, ce sont eux qui vous représentent au plus près.
Dans ces chantelettres le poète part à la recherche de François qu’il vénère, et partout à Assise et ailleurs, il croise des malheureux réduits à la mendicité et dans la ville-même de son saint patron il voit que les visiteurs de l’église n’ont qu’à se taire pour ne pas dénoncer la misère ? Paradoxe ou incompréhension totale du message laissé par l’illustre frère prêcheur ?? L’idée la plus belle est sûrement de nous faire comprendre la parole des oiseaux qui répondent tour de façon amusante, égrillarde ou plus savante, c’est un régal de diversité et de surprises savoureuses. C’est « toute une volière aussi attentive qu’un orphelinat de flûtes ». Roland lui-même est devenu tous les oiseaux, il a « tous les âges » et l’on chemine avec lui à travers le Purgatoire, l’Enfer et le Paradis. La plus belle page, disons celle qui m’a infiniment touchée est la prière du moineau, elle est surtout celle du poète Roland, sorte de Notre Père revisité ou le moineau-frère, humble oiseau, le plus modeste de tous est invité à boire aux paupières du poète qui se brûle les yeux à travailler inlassablement à son ordinateur. On ne se lasse pas de toutes ces trouvailles et on en est ému. On ne peut se lasser de ce livre…
Francesca Della Rocca