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Livre d'or

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27/11/2012 21:22:39
Dédicacé par tes soins en avril dernier, je n'ai lu ton Almanach de la Loire qu'il y a peu. J'ai aimé sa composition et, comme toujours, ce condensé d'(H/h)istoire(s), de géographie, de botanique, d'oiseaux, de textes,de chansons,de rêveries, de craintes pour tenter de saisir l'insaisissable du fleuve, dans ton écrit, plus souvent la Loire nantaise. Pour moi, la Loire est un fleuve métaphysique; pas seulement à cause d'Héraclite, mais surtout en raison d'impressions de ma petite enfance vécues au ras du corps et d'une mélancolie tenace.C'était à Béhuard, au mi-temps d'un beau jour d'été, pendant un pique-nique familial. Le soleil estival suscitait déjà en moi ce sentiment déchirant d'extrême solitude. J'entendais d'un côté la sombre rumeur du fleuve que des récits familiaux associaient à trop de dangers, d'un autre côté le carillon des Petits Clercs dont la mélodie en mineur "Notre Dame du perpétu-el secours" était dispersée par le vent comme peuvent l'être les cris des enfants sur les plages de l'Atlantique, enfin, le grondement d'un train croissant et décroissant passant un peu plus haut vers Savennières. C'est comme si m'était révélée en quelques instants la plus extrême fragilité des choses et des êtres: pas d'arrivées sans départs, pas d'été sans hiver, pas de bruit sans silence, pas de présence sans absence, etc. Mais pourquoi diable te raconter le début de "ma" Loire ? Je reviens à ton ouvrage dont j'ai aimé de belles trouvailles: ces "allées feuillantines", "l'ample moisson des hymnes, des reposoirs et des rosaires", le rappel du psaume "Super flumina Babylonis", "le vivier des chanvres rouis", "les frênes qui donnent à l'air sa couleur de mélodie éolienne" et tant et tant de petits trésors de mots assemblés savamment, amoureusement. Un grand merci. Au plaisir de pouvoir parler avec toi de la Loire et de bien d'autres choses.
Jean-Michel Logeais
 
18/11/2012 17:54:08
j'ai découvert récemment votre article sur Balthus dans Ploc! et la préface à l'anthologie bilingue de poètes bulgares, français et francophones LA VILLE Haïku, Roland. C'est l'occasion de saluer la qualité d'une prose extraordinairement riche, où les citations s'infiltrent dans le tissu verbal comme des pépites dans le cours d'une rivière; votre style, dense et éblouissant, sait aller à l'essentiel, capter la "profondeur de la ville", interpeller lectrices et lecteurs avec une grande vivacité. Poète, vous l'êtes dans vos recueils en vers, mais tout autant dans chaque mot de votre prose.Bien à vous
Marie-Noëlle HOPITAL
 
12/11/2012 21:23:37
Les bonnes nouvelles ne courent pas les rues (ni les chemins de campagne!) Bravo pour ce nouveau premier prix qui nous réjouit. Vous êtes le “grand patron” du haiku! Avec nos plus chaleureuses félicitations et nos pensées affectueuses,
Lucien Guérinel
 
11/11/2012 18:41:14
Une leçon de peinture selon Balthus que tu traites savamment pour entrer dans l'intelligence sensible du haïku et de la difficulté d'être bon haïkiste. Merci, Roland, pour l'état d'alerte dans lequel tu nous jettes, lecteurs ou apprentis sans cesse menacés d'assoupissement... ou pis, faiseurs de "singeries" ! Merci, pour la saisissante démonstration que tu fais des rapports étroits des arts entre eux.La peinture, la poésie, la musique, l' Art pour se dresser contre la détresse et le vide d'une époque, la nôtre, technoscientifique et déshumanisante. "Balthus ou l'oeil des saisons" fait partie de tes "petits travaux" qui enrichissent une oeuvre féconde et de longue haleine au service de la révélation de l'"accord profond", ce que Kandinsky appelait la "Nécessité Intérieure".
Odile Linard
 
04/11/2012 19:08:33
Vous venez de signer un article sur Balthus dans "Ploc ! La revue du haïku". Vous y développez la preuve flagrante de l'alliance où se répondent les arts. Le passeur que vous savez être avec brio livre dans ces lignes de précieux conseils et d'utiles mises en garde. Votre article se dévore les yeux grands ouverts pour mieux en absorber les liens subtils, les évocations signifiantes. Voici des éléments de plus à engranger pour une pratique plus avisée de cette poésie dont vous êtes le spécialiste et le fidèle défenseur .
Marie Népote