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Signature de Roland HalbertExplication du sceau de l'artiste

Livre d'or

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12/10/2010 10:17:04
En clin d'oeil aux moqueurs de la Boutouchre ... Pauvre Verlaine, il a d se retourner 2 fois : la 1re 21/04/2006 20:31:15 , la seconde le 24/04/2006 ... Ayant pouss la porte troite qui chancelle, Je me suis promen dans le petit jardin Qu'clairait doucement le soleil du matin, Pailletant chaque fleur d'une humide tincelle. Rien n'a chang. J'ai tout revu : l'humble tonnelle De vigne folle avec les chaises de rotin... Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle. Les roses comme avant palpitent; comme avant, Les grands lys orgueilleux se balancent au vent, Chaque alouette qui va et vient m'est connue. Mme j'ai retrouv debout la Vellda, Dont le pltre s'caille au bout de l'avenue, - Grle, parmi l'odeur fade du rsda.
Jojoba
 
12/09/2010 19:20:28
Aprs l'extraordinaire Blues pour Cadou, tu lves mieux qu'un tombeau pour Julien Gracq, tu lui offres vritablement une "terre habitable". L'homme-pote "habite" en effet merveilleusement ton recueil, un peu la manire du portrait de Bellmer "persist[ant] traverser les murs". Il est la fois une prsence familire dans le paysage - avec, par exemple, sa casquette ou sa formule favorite :"Plus d'une fois" et une prsence sublimant le paysage "au-del du Fleuve /et dans les arbres " - devenant en quelque sorte le Paysage : "Voici / partout dans la boucle du paysage / votre signature sensible".
Hubert Bricaud
 
18/04/2010 10:13:48
Je "picore" dans Grenier sel, persuad la fois de la difficult de l'immersion dans le monde d'un pote et emball par des passages enthousiasmants, bouleversants tels que "Et ce n'est pas le moindre miracle / que l'idiot du village / gueule de primitif flamand..." Ou encore " Serait-ce votre mre / qui attend / dans son chle de luciole /et de lin..." Je dambule parmi vos textes, entre citations et illustrations d'un poque si proche et pourtant si lointaine dj. Tout ceci finit par constituer une sorte de grand jardin mystrieux, mais dont les frondaisons s'claircissent pour enfin laisser apparatre quelques repres familiers.
Philippe Le Bihan, photographe
 
29/03/2010 00:57:23
Cher Roland bonjour, ce soir, comme d'habitude, je te dis bonjour. Le matin te va si bien, comment te dire bonsoir. Tout a pour parler un peu du Grenier sel, de cette terre ligrienne. De cette Terra Incognita, always, always, o tous les chemins ne mnent pas la posie, heureusement. Les chemins qui nous y emmnent sont rares. Et s'il y a des chemins o la pdagogie s'emmle les pinceaux, c'est bien sur les chemins de la posie. Enfin un domaine o la virginit pdagogique porte ses fruits, sans vers. Tout a aussi pour dire que le Grenier sel n'est pas loin de la grange o j'coute l'appel des ZZ TOP qui font joliment pleurer, hurler de plaisir, couiner, leurs guitares lectriques dans le bleu sal et sabl du ciel Texan. Gracq et le Texas, oui, j'ose. Continue Roland. Moi qui suis le roi des nuls en posie, j'attends avec impatience la sortie de : "La posie pour les nuls" en esprant que tu y seras en bonne place.
Philippe Thomassin
 
24/03/2010 20:56:05
Roland regarde Grand ouvert Il laisse lui parler Ornements des dieux Dolmens et merhirs Simples Ccile Nom de rue Us et coutumes Mots de manuels qui se croyaient choses Ou encore Ceux du gardien de cimetire Il a l'oeil au coeur Et en suite il tarabuste Pour semer le mot En "botaniste de syllabes" Pas n'importe o Ce mot est capable De prendre sens du blanc de la page A une distance certaine des autres Pour qu'on puisse tourner tout autour Et nous en panouir Il prend racines l Et vous pousse l'intrieur
Michel PASQUIER