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Signature de Roland HalbertExplication du sceau de l'artiste

Livre d'or

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15/05/2018 16:12:19
Cher Roland, je te remercie pour le beau livre que tu m'as envoy, le trs beau livre mme, et sur tous les plans : littraire comme esthtique. Tu m'en avais faire lire le manuscrit il y a - deux ans ? Je le retrouve magnifi dans ce superbe ouvrage qui va droit l'essentiel. J'ai dcouvert Sumitaku l'an dernier; j'ai retrouv chez toi la mme rigueur morale quant l'intgrit du dire, le mme courage aussi, courage existentiel et courage physique. Mme abandon la posie en un moment o la plupart aurait tendance se recroqueviller sur leur douleur : chapeau, l'homme!
Christophe Jubien, pote hakiste
 
06/05/2018 23:11:16
Cher Roland, finalement, mon "emploi du temps" sest ouvert comme une fleur de printemps et jai lu, en prenant tout le soin ncessaire, ton nouveau recueil LT EN MORCEAUX, toujours aussi impeccablement mis en page, imprim et dit chez FRAction. Difficile de commenter un tel recueil, car il ne sagit pas dune banale balade potique, dun parcours bucolique quon peut arpenter la lgre, la fleur la bouche Il y va de la vie dun homme (la tienne), et on sent chaque ligne, chaque page lpreuve abrupte que tu as traverse. Avec pudeur, sans sensationnalisme comme il sied au haku, mais aussi sans dulcoration ni concession, on traverse toutes les tapes de cette alchimie qui mne la gurison. La nuit noire du premier diagnostic, le blanc du plafond de la chambre qui absorbe tout, et puis le rouge du sang dlest ( le rouge-queue qui chante nouveau lespoir, au dernier chapitre du livre)... Page aprs page, nous sommes avec toi, tes cts, parfois mme, en de brefs instants dinterpntration potique, ta place On mesure qutre gravement malade, cest tout abandonner (ou presque). Tout lcher. Tout simplifier. Aller los. Puis la moelle. la substance premire. Cest aussi un immense jeu de patience o le temps se dilate jusquau vertige, la nause, lblouissement : et on mesure alors le double sens du mot patient quon utilise aussi pour parler des malades. La phrase des vangiles Soyez passants pourrait devenir sous ta plume : Soyez patients Ton style est unique, reconnaissable dun livre l'autre. la fois fraternel et littraire. Nourri de moult rfrences et arien. Savant et amus (comme ces sparadraps jets aux crabes ou ces herbes naines dont tu aimerais connatre le nom savant). Avec tout un jeu labor sur les graphies, les dispositions des mots, la mise en page, qui permet de se distancier a posteriori avec la duret des scnes retranscrites Ce qui te caractrise aussi, cest ce mixte, assez rare, entre culture extrme-orientale (que tu connais fort bien) et culture mdivale occidentale Tu es un des rares en France pouvoir inclure dans tes hakus des mots comme : Paraclet , Lazare , Rois Fainants sans compter bien sr lallusion au cor de Roland (faut dire que ton prnom te prdestinait un peu) Un peu partout dans ton texte, tu fais chos des Saints (Damien), ta soif de miracle , ou, indirectement, la scne de la mise en croix (trs fort haku o tu ne peux sucer quune compresse humide) Bref, tu fais la synthse entre la posie mdivale occidentale (et notre imaginaire chrtien) et le haku japonais (shintoste et bouddhiste) ! Ce qui est une alchimie combien audacieuse ! Ton corps devient un lieu de tiraillement, dcartlement. Mais aussi une passerelle.Un pont entre les rives. Entre lici et lailleurs. Le ciel (des passereaux) et l'humus (du bousier). Le monde de Charlemagne et celui de Shiki (mme sils nont pas vcu du tout la mme poque). Tu fais un peu le chemin inverse de Foujita qui venu du Japon sest immerg petit petit dans lOccident chrtien Jespre que deux ou trois ans aprs cette douloureuse preuve, tes pas se sont allgs et que tu as retrouv le maximum dallant et de sant mme si on sort forcment chang de ce genre de bain de feu dans la forge qui fabrique les pes et les plumes de pote ! Merci pour ce recueil. Indispensable pour les malades (cela peut sans doute aider de voir que dautres frres de lit ont travers le gu)et les bien portants. (Que portent-ils, dailleurs, ces bien portants si ce nest une bonne dose dinsouciance/inconscience ?) Merci pour tout ce chemin parcouru et partag Et continue cette plonge dans limaginaire mdival du haku ! "Disparatre ? Mais pas / sans savoir le nom savant / de cette herbe naine." Peut-tre est-ce a qui sauve finalement ? Limmense clart des toutes petites choses ! Merci encore vivement
Thierry Cazals, hakiste
 
05/05/2018 18:29:46
[Il y a quelques annes, notre amie commune Mth, m'a fait dcouvrir la posie des hakus travers vos diffrents recueils. J'ai immdiatement t saisie par la tonalit motionnelle que vous savez si bien faire ressortir. J'ai reu il y a quelques jours "l't en morceaux ou chambre 575" et j'ai longuement contempl la couverture "le Biscotto laque en berne" qui semblait m'inviter entrer dans sa danse. Je n'ai donc pas rsist... J'ai ouvert ce recueil que j'ai lu d'un trait - (pardon, je n'ai pas respect la posologie recommande!) - c'est peut tre ce qui explique ma sensation de lgre ivresse... Au cours de cette danse, j'ai prouv de l'angoisse, j'ai respir l'eau de javel, senti la Btadine, la douleur, la chaleur, l'impatience, la solitude, l'odeur du goudron - (qui m'a renvoye trouver l'origine du mot coaltar) -. Puis la danse effrne s'est ralentie, apaise pour retrouver le calme, le repos, l'espoir de continuer, de retrouver la vie... et c'est l l'essentiel que "...de balancer aux crabes ses vieux sparadraps". Merci pour avoir partag ces moments difficiles qui nous font ressortir plus forts. ] Jeanne B
BRUN
 
01/05/2018 12:37:35
Tout dabord, ce qui surprend, cest lobjet-livre dune grande beaut plastique et la typographie soigne qui met bien en valeur les pomes, offrant de grands espaces de respiration. Quand je lai feuillet en le dballant, le chat a hum avec moi lodeur de livre neuf. Pardonnez-moi, docteur, si je nai pas suivi votre prescription, ne me parlez pas dhomopathie, jai bu tout le flacon dun trait en premire lecture. Je me suis montre moins gourmande et plus gourmet les trois jours suivants La disposition non classique des hakus oblige le lecteur lire dans tous les sens, tourner le livre, monter ou descendre lescalier. Les grands matres du haku sont toujours prsents, vous continuez la ligne et poussez loin le mimtisme au point de traverser comme certains une maladie grave. Le scalpel entaille les chairs pour lextirper, vous en profitez pour scruter par ce TROU les profondeurs du corps et de la souffrance ("Chardons dans les chairs..." "Je pisse / un bouquet de barbels...") Est-ce la prsence des saints Cme, Damien, Augustin, Laurent, de Lazare, les jours et les mois marquant les stations de votre chemin de croix personnel, un adjectif mest venu lesprit, toutes proportions gardes : christique . La couture a grav tout jamais sur votre peau le rythme traditionnel du haku, lendroit des 17 agrafes. Comme dans dautres de vos ouvrages, il y a lhumour et lautodrision que jadmire dautant plus dans ce contexte : "Clinique en t- / Coll la carte vitale, / un ticket de LOTO !" et propos de la cicatrice : "a sverra pas sur la plage." Il y a les petits signes de la vie qui continue sans vous : "Pendant mon absence, / la passiflore a pouss / jusqu Orion." puis de la vie laquelle vous voulez vous raccrocher par la connaissance : "Disparatre ? Mais pas / sans savoir le nom savant / de cette herbe naine." Une belle leon. Bien cordialement,
Marie-Louise Montignot, sans tiquette.
 
17/04/2018 09:48:39
"L'ETE EN MORCEAUX": quel concentr de vie dans la chambre d'un malade! La traverse d'une preuve extrmement douloureuse s'exprime grce la lgret inoue du haku. Vertigineux mlange de gravit et d'humour... pome intime, porte universelle. La saison est violente, et l'espoir aussi.
Marie-Nolle HOPITAL