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Livre d'or

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21/08/2013 11:08:13
C’est moi qui vous remercie de ce temps passé ensemble et j’ai eu plaisir à faire votre connaissance, à vous entendre parler de cette nécessité intérieure qu’est, pour vous, la poésie, avec tout ce qu’elle requiert d’exigence, de patience, d’ascétisme même. Je viens de faire une première lecture de vos Cinq chantelettres à François d’Assise " Le Parloir aux oiseaux", première lecture rapide certes mais qui sera suivie d’autres dans un rythme qui permet de goûter pleinement. On peut dire que c’est la musique qui a été un fil d’Ariane vers vous, et c’est cette même musique que je retrouve autour de François d’Assise avec ses oiseaux, légers et volubiles, véritable tour de Babel. C’est une polyphonie d’une savante construction, érudite, aux formes multiples, picotée d’humour, de notes, d’empreintes et de signes, d’apartés. Et l’on glisse de l’un à l’autre avec aisance et fluidité car chaque expression a droit de cité : les vers des poètes, le pépiement des oiseaux, le Silenzio autoritaire du garde pontifical et le Silencium mystique du Saint, le protecteur des poètes, qui voit les deux mondes, le visible et l’invisible, le multiple et le Un…et connaît la Joie parfaite… … Et cet homme aux tatouages et vous dans la rue ? une image subliminale…qui complète les bleus et les ors des fresques, manuscrits et retables, photographiés et imprimés dans toute leur beauté.
Brigitte Bertolotti
 
21/07/2013 16:20:15
Comment ça ? "si je savais prier " dits-vous ... mais votre livre tout entier est une prière...
Fang
 
20/07/2013 18:18:40
On remarque d'abord la beauté du travail éditorial. De la couverture aux illustrations en couleur, en passant par une maquette créative et un beau papier glacé, l'éditeur mobilise son savoir, son habileté au service du texte. Tu mets en scène ton texte et tu as trouvé un producteur qui se donne les moyens de le réaliser. Le livre porte une grande ambition. Il refuse le face-à-face entre une poésie lyrique, qui se développe de manière traditionnelle, vers après vers, même si elle utilise les blancs, les décrochements et une poésie qui " déconstruit" le texte, l'éclate, joue avec. Ici le profond lyrisme du poète se traduit dans des formes plurielles qui coexistent, s'enchaînent harmonieusement et de manière toujours lisible. Tu utilises une vaste palette ( poésie, prose, écrits de rues,citations littéraires, refrains, peintures, portées...). Le chant incorpore musique, images, littérature. Ce qui pourrait être un exercice d'érudition fastidieux et prétentieux se révèle être en fait une parole libre, inventive, jamais convenue, qui suscite chez le lecteur un sentiment d'admiration jubilatoire. Car ce livre est livre de joie pour qui aime la langue( par exemple le travail sur les mots qui désignent les oiseaux, les verbes qui nomment leurs chants, les syllabes qui les traduisent) l'art, le voyage ( le reportage sur les lieux) - la vie, tout simplement la vie. Un grand livre ? Oui, un grand livre - et ils ne sont pas si nombreux. Pendant que j'écris cela, j'entends, à intervalles réguliers, les pattes des oiseaux sur la véranda. Christian Bulting
Christian Bulting
 
15/07/2013 09:59:14
Cher Roland, ton hommage à St François a sa place auprès des plus grands: celui de Joseph Delteil et celui d'Eloi Leclerc ("Sagesse d'un pauvre").Dans le concert d'éloges à ton" Parloir aux oiseaux" sur ton site, tout est dit de l'invention poèsicale permanente, de l'érudition époustouflante, de l'humour...Une seule voix-celle de Francesca Della Rocca- pointe la quête spirituelle évidente qui traverse tout le recueil, quête d'autant plus intéressante que tu dis ne pas avoir la foi. "Mais comment prier", "Si je savais prier, je dirais..."écris-tu à plusieurs reprises, sais-tu- de l'avis même de deux grands priants: l'ami commun Gilles Baudry, moine/poète à Landévennec, et Sœur Madeleine, Clarisse( tiens, tiens...) à Nantes- qu'il s'agit là de la seule prière qui vaille, la prière étant avant tout affaire de pauvre et de mendiant, or, je te le demande, "que sommes-nous d'autre si ce n'est, au fond d'un méchant chemin creux, des mendiants mutilés qui tendent leur moignon vers le vol hauturier d'un oiseau de prodige?" Donc, en faisant l'aveu, à la manière d'un Erri de Luca dans les premières pages du "Noyau d'olive", de ton incapacité à prier, tu nous donnes une des plus belles définitions de la prière qui soit...mais ne me dis pas que tu ne le savais pas, je ne te croirais pas.
Jacques Vincendeau, lecteur bénévole vole vole
 
08/07/2013 16:59:21
Qu'est-ce qu'ils savent de l'AMOUR, et qu'est-ce qu'ils peuvent comprendre ? S'ils ne comprennent pas la POESIE, s'ils ne sentent pas la MUSIQUE, qu'est-ce qu'ils peuvent comprendre de cette PASSION en comparaison de laquelle la rose est grossière et le parfum des violettes un tonnerre ?
Kaïd Ali APMP