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Signature de Roland HalbertExplication du sceau de l'artiste

Livre d'or

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05/07/2013 18:01:05
Le Parloir aux Oiseaux, voilà un livre bien singulier que vous avez offert à vos lecteurs, Monsieur Roland, singulier dans son thème et dans son traitement. Ce qui frappe chez vous c’est cette quête spirituelle évidente alors que vous niez l’idée de foi chez vous et pourtant si je vous ai bien lu, à plusieurs reprises vous avez évoqué avec ferveur vos figures tutélaires, Sainte Cécile patronne des musiciens, Saint Roland l’ermite maintenant Saint François cet ami des animaux, des oiseaux à qui il prêche, patron des poètes. Etonnamment, ce sont eux qui vous représentent au plus près.
Dans ces chantelettres le poète part à la recherche de François qu’il vénère, et partout à Assise et ailleurs, il croise des malheureux réduits à la mendicité et dans la ville-même de son saint patron il voit que les visiteurs de l’église n’ont qu’à se taire pour ne pas dénoncer la misère ? Paradoxe ou incompréhension totale du message laissé par l’illustre frère prêcheur ?? L’idée la plus belle est sûrement de nous faire comprendre la parole des oiseaux qui répondent tour de façon amusante, égrillarde ou plus savante, c’est un régal de diversité et de surprises savoureuses. C’est « toute une volière aussi attentive qu’un orphelinat de flûtes ». Roland lui-même est devenu tous les oiseaux, il a « tous les âges » et l’on chemine avec lui à travers le Purgatoire, l’Enfer et le Paradis. La plus belle page, disons celle qui m’a infiniment touchée est la prière du moineau, elle est surtout celle du poète Roland, sorte de Notre Père revisité ou le moineau-frère, humble oiseau, le plus modeste de tous est invité à boire aux paupières du poète qui se brûle les yeux à travailler inlassablement à son ordinateur. On ne se lasse pas de toutes ces trouvailles et on en est ému. On ne peut se lasser de ce livre…
Francesca Della Rocca
 
04/07/2013 09:10:50
Cher Roland, cher poète, j'ai lu avec attention et bonheur votre EXCELLENT "Parloir aux oiseaux - Cinq chantelettres à François d'Assise" : toutes mes félicitations pour vos mises en page originales, vos passages érudits et votre fantaisie créatrice. Vraiment, un excellent livre, qui rend hommage de manière inventive et profonde à François d'Assise, que j'aime tant.
Brigitte Briatte, haïkiste et peintre
 
27/06/2013 12:39:49
Qui a aimé "Le Parloir aux oiseaux" ? Sophie et tous tes admirateurs/trices et ami(e)s. Qui, pendant la lecture, a été enthousiaste d'humour, d'amour, de poésie, de fantaisie, d'art avec un grand "A" ? Sophie et tous tes "fidèles". Ce qui m'a plu dans ton livre, c'est que je l'ai lu comme un manga, de la fin au début... Puis après, j'ai remis la navette dans le bon sens. J'ai été émerveillée de tout ce qui est venu sous ta plume. Vraiment é-mer-veil-lée ! Chapeau, l'artiste !
Sophie, la libraire
 
25/06/2013 20:10:28
Cher Roland,
Il faut que tu saches :
peu de livres m'ont fait cet effet : je ne pouvais en abandonner la lecture...
Mais, lorsque, par nécessité, je l'eus fait, un grand silence emplit ma tête et j'eus cette sensation étrange et rare d'avoir quitté tout lieu et temps. Et je n'aurais su dire à quel moment, puisque la paix ne requiert plus de repères.
J'étais peut-être avec les oiseaux, ceux-là qui écoutaient François, en tout cas, toute chose me paraissait nouvelle, ainsi que mon corps de chair et d'os...
La pièce dans laquelle j'étais, l'espace, les tableaux sur les murs, les meubles, tout avait changé ; j'étais ailleurs chez moi, et comme hors du temps. La paix seule avait sa place et la prenait entière.

Alors, plus tard, je pris le disque d'Antony pour écouter sa trille céleste dans " I'm a bird now "... Oui, il faut aimer, les oiseaux ne disent rien d'autre !
Patrick Derouard
 
23/06/2013 19:30:40
Un livre qui ajouterait du mystère au mystère. Un livre n’expliquant rien du pays visité mais donnant un on ne sait quoi : une parole, un voyage, une louange nous remplissant. On ne peut dire de quoi non plus, mais on sent la différence, ténue et pourtant si présente. J’ai aimé être déjà là, dans les pages, quand le voyage se préparait, s’essayait, quand l’appel au saint se disait. J’ai senti la douceur des collines de l’Ombrie, respiré les jasmins, les acacias et écouté les cascades des chants d’oiseaux dedans. J’ai même prié le cyprès et le nuage mais dans la basilique, trop de monde, ai fermé et ouvert les yeux trois fois : ouf, à chaque fois l’humour et la presque insolence se rajoutaient ! J’ai pu alors « picorer les denrées impérissables du ciel »et de la poésie. Ai été touchée, titillée par les becs des mots-oiseaux. Tous ne m’ont pas livré leurs gazouillements, parfois même je n’ai plus rien entendu tellement ça piaillait de partout. J’aurais bien aimé les entendre chanter oralement, ces « zoiziaux ». Une lecture, un jour ? Aux oiseaux-mots que je n’ai pu entendre vraiment, je promets de revenir les visiter un à un, d’autant plus qu’ils vivent dans un pays qu’on ne quitte pas vraiment ! Lorsque j’ai refermé le livre, l’émotion était fort triste. Partir, quitter, laisser le Saint devenu « si émacié que je pourrais te porter sur mon épaule, tel un léger étui à prières ». Un silence, un vide, comme il arrive toujours en fin de jour, là où les oiseaux se taisent… un instant seulement. Merci pour cette belle envolée !
Clodine Bonnet