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Signature de Roland HalbertExplication du sceau de l'artiste

Livre d'or

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05/05/2024 15:49:46
Voil un "Petit Itinraire bis" mettre entre toutes les mains et dabord, celles de la horde qupuisent les parcours flchs de lindustrie touristique. O Paris, adorable croquis de linstant , prend son envol en couverture, marcotte, ou plutt niche, ici et l, jusque dans la clbre rfrence Villon Vertigineusement rudite, mais sans rien en elle qui pse ou qui pose, la posie de Roland Halbert largie par la traduction senrichit ici encore dun rapport intime et prgnant entre le texte et limage, telle cette structure en clin dil Frank Gehry, contrepoint au 93 sinistr, et davantage encore, cette tte de chat tisse en test de Rorschach o les yeux grands comme des soucoupes du matou voquent subtilement le pays de Karat Shk Grand-Buveur-de-Vide. Il nest pas de guide mieux inform et plus rapide pour entrer dans Paris que ce recueil qui, avec lextrme conomie de moyens de la forme quil sest choisie, nous en ouvre instantanment les portes et nous fait pntrer, respirer touche aprs touche son atmosphre unique et incomparable.
Philippe Arnaud
 
01/05/2024 10:19:00
J'ai lu "Petit Itinraire bis" deux fois, car j'ai toujours besoin de relire les hakus, en particulier, pour mieux les avoir en bouche (je crois qu'il y a une "tradition" de les dire plusieurs fois). J'ai beaucoup aim et ne vais pas te faire un grand discours. La prsentation m'a d'emble sduite, magnifie par les encres de Jule qui dtourne les images de manire trs malicieuse. Les lieux et emblmes clbres de Paris sont reprsents astucieusement et il y a beaucoup de piafs... Je ne peux donc qu'apprcier et dguster car je prends mon temps regarder les dtails! a m'a fait penser l'art brut et des peintres que nous apprcions tous les deux. Ton avant-lire est un pur bonheur. Et ton humour qui appuie sur nos ralits - pas toujours nobles! Je ne suis pas alle Paris depuis un moment et ton livre me donne envie d'y retourner et de musarder... Dtail, j'ai vu une pigraphe d'Andr Hardellet ainsi que "J'allais dans Paris, port de songe" qui t'a, bien sr, inspir le sous-titre. Il se trouve qu'un ami m'a prt un livre de cet auteur que j'ai dcouvert avec plaisir, malgr une criture et un style que j'ai trouv troublants (j'ai oubli le titre). Mon souvenir en est de prose potique... Je t'embrasse.
LIL
 
30/04/2024 17:48:13
Toujours votre itinraire de songe, si bien venu, cher Roland, mais nest-ce pas toute la ville qui reste le port de nos voyages disparates ? Le centre original de nos expditions folles laissant scher sur place ces Etoiles qui ne demandaient qu prodiguer la lumire ? Le port de songe ou la Cathdrale engloutie ? Heureusement, vous demeurez, vous, le pote obstin qui vous passez de visire et dont on continue de voir le regard Lucien Gurinel, compositeur
Lucien Gurinel, compositeur
 
28/02/2023 11:39:20
Il y a quelque temps, j'ai reu le livre : Blues pour Cadou, posique. de Roland Halbert. Quel titre ! Posie et musique, posie celle de Ren Guy Cadou, musique, le blues que ces chanteurs de complaintes, troubadours populaires jouaient de village en village, accompagns de leur simple guitare. J'ai toujours aim les cimetires. D'un pays, d'une culture l'autre, ils reclent chacun un inpuisable surgissement de VIES. Le pote avance dans ce cimetire-dictionnaire et, la lettre C, un escargot a laiss une trace, syllabe sche. Un pas, un autre et le codex des Aztques dessinant ce labyrinthe mmoriel. Le pote a faim. Une ligne rouge zigzagante et des petits pieds noirs, autant de pas, une silhouette d'oiseau sur la porte. Les oiseaux sont les premiers musiciens et ce n'est pas notre voleur de mots qui dira le contraire , lui qui a crit Le Parloir aux oiseaux , La Becque du haku, 25 pomes avec oiseaux. Ce trac souvent s'oreille. Je sais, ce mot n'existe pas. Je m'en moque. Roland Halbert ne cesse jamais de communier avec la nature, les saisons, les animaux, et plus particulirement les oiseaux, ces matres du chant. La chienne Anmone enterre avec son matre, mais note d'humour, avec la laisse Herms . Il n'est pas question d'tre srieux quand on est pote, n'est-ce-pas ? Le pote a mal aux pattes dans ses chaussures d'occasion, ses grolles couinent. C'est tout un monde, une vie, mille vies, de Nantes, en passant par le Mexique, le cimetire de Vallet celui dEyp Istanbul ou la Recoleta de Buenos Aires. La vie ctoie la mort et, dans cette attentive dambulation, il croise une Marie-Madeleine de Babylone. Marie-Madeleine, figure sainte, prostitue, dispensatrice d'amour. Quoi de plus beau ? Que quiere este ladron ? Au-dessus de La Paz en Bolivie, cimetire el Paraiso , une vielle femme s'exclame : Que quiere este ladron ?! Que veut ce voleur ? Il entend, cherche les mots, les voix des potes : Eliot, Dante, Pound, Villon, Cendrars et leurs boussoles insolentes. Un pote disparat, mais la posie est plus vivace que le pissenlit. La voix de Ren Guy Cadou s'entend derrire chaque pas. Tant et si bien que dans la langue oubykh, Tevfik Eseng, paysan tcherkesse exil en Turquie, son dernier locuteur, tmoigne que le mot posie se dit Khado prononc entre kado et kadou. Ne jamais perdre de vue le calendrier des jardiniers, ni celui des saints ! Je ne conois pas de posie sans un miracle d'humilit la base , sage prcepte. Saint Franois d'Assise pourrait tre le protecteur de la posique. Il n'est pas de pome sans musique. Ecoutez voix haute : Je cherchais le chemin dispers du chaman . Roland Halbert, Pied-poudreux , l'arbre des sons noirs vous a guid et cette clbration de Ren Guy Cadou se peroit voix haute, tel un oratorio jazz. Dix photos de Philippe Thomassin scandent ce blues pour Cadou . C'est un grand orchestre et ses partitions ! Ultime clin d'il Ren Guy Cadou, le marque-page de l'opus : sa fiche de position d'instituteur, inconnue jusquici !
Jule Simon, peintre
 
02/01/2023 22:43:47
Bonsoir Roland, Comme je ne connaissais ni la posologie, ni les effets secondaires de ta mdecine, je me suis administr LEt en Morceaux en une prise et dune seule traite. Je ralise, aprs coup, que jaurais peut-tre mieux fait de suivre lordonnance au pied de la lettre, telle quelle nous est prescrite par tes soins sur la dernire de couverture. Trois hakus par jour. Matin, midi et soir. En fait et pour tre sincre, il ma suffi dune seule piqre pour tre happ par la force, lintensit, la vitalit de ce journal intime. Ce journal pourtant dune maladie, dune convalescence, dune gurison dun t en morceaux, au fin fond dune chambre dhpital : la chambre 575. Ntant pas familier avec la forme du haku, jai vraiment t tonn que cette dite, cette mise au rgime sec, nempche pas ton verbe dtre loquent ; de dire, dexprimer non seulement tout ce que tu ressens, tout ce que tu traverses, tout ce quoi tu te retrouves faire face et de faire tenir cet essentiel pourtant en trs peu de mots. Sans ne jamais tomber ni dans lindcence, ni le pathtique dans lesquels cette maladie dont le nom fait toujours peur, peut trs facilement faire incliner le rcit que lon en fait. Le fait que tu sois parvenu viter ces deux cueils ne me semble pas relever seulement de la pudeur, de la retenue, ni mme des effets dune certaine mtrique. Non. Cet phmride de 153 hakus dit tellement mieux et tellement plus lgamment que ne le ferait nimporte quel trait, quel point la Posie peut savrer tre la meilleure des mdecines ; pour tenir la Maladie et la Mort respect, pour rester Debout, pour rester en Vie. Cette posie qui dit les liens intimes que nous entretenons avec le Vivant, mme au fond dune chambre dhpital. Cette posie qui dit lmerveillement devant tout ce qui survient, mme quand il est lheure de souffrir en sa chair. Cette posie qui dit le refus de cder, de baisser les bras, linsolence quil y a vouloir rester vivant, mme quand tout vous invite au contraire, y compris le doute. Cette posie qui sait fermer les yeux sur les accrocs que la Vie nous fait lme et qui a mme llgance den rire aux clats au moment o la Mort voudrait que nous en pleurions chaudes larmes. Bref, la posie gurit et tu en es la preuve vivante. En te remerciant chaleureusement de nous avoir offert ce livre Alice et moi. Livre que je garde comme un talisman prcieux auprs de moi et sur ma table de chevet. Amitis,
Antoine Calandra, "le Grand Corbeau du Haut-Atlas"