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Signature de Roland HalbertExplication du sceau de l'artiste

Livre d'or

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05/05/2018 18:29:46
[Il y a quelques annes, notre amie commune Mth, m'a fait dcouvrir la posie des hakus travers vos diffrents recueils. J'ai immdiatement t saisie par la tonalit motionnelle que vous savez si bien faire ressortir. J'ai reu il y a quelques jours "l't en morceaux ou chambre 575" et j'ai longuement contempl la couverture "le Biscotto laque en berne" qui semblait m'inviter entrer dans sa danse. Je n'ai donc pas rsist... J'ai ouvert ce recueil que j'ai lu d'un trait - (pardon, je n'ai pas respect la posologie recommande!) - c'est peut tre ce qui explique ma sensation de lgre ivresse... Au cours de cette danse, j'ai prouv de l'angoisse, j'ai respir l'eau de javel, senti la Btadine, la douleur, la chaleur, l'impatience, la solitude, l'odeur du goudron - (qui m'a renvoye trouver l'origine du mot coaltar) -. Puis la danse effrne s'est ralentie, apaise pour retrouver le calme, le repos, l'espoir de continuer, de retrouver la vie... et c'est l l'essentiel que "...de balancer aux crabes ses vieux sparadraps". Merci pour avoir partag ces moments difficiles qui nous font ressortir plus forts. ] Jeanne B
BRUN
 
01/05/2018 12:37:35
Tout dabord, ce qui surprend, cest lobjet-livre dune grande beaut plastique et la typographie soigne qui met bien en valeur les pomes, offrant de grands espaces de respiration. Quand je lai feuillet en le dballant, le chat a hum avec moi lodeur de livre neuf. Pardonnez-moi, docteur, si je nai pas suivi votre prescription, ne me parlez pas dhomopathie, jai bu tout le flacon dun trait en premire lecture. Je me suis montre moins gourmande et plus gourmet les trois jours suivants La disposition non classique des hakus oblige le lecteur lire dans tous les sens, tourner le livre, monter ou descendre lescalier. Les grands matres du haku sont toujours prsents, vous continuez la ligne et poussez loin le mimtisme au point de traverser comme certains une maladie grave. Le scalpel entaille les chairs pour lextirper, vous en profitez pour scruter par ce TROU les profondeurs du corps et de la souffrance ("Chardons dans les chairs..." "Je pisse / un bouquet de barbels...") Est-ce la prsence des saints Cme, Damien, Augustin, Laurent, de Lazare, les jours et les mois marquant les stations de votre chemin de croix personnel, un adjectif mest venu lesprit, toutes proportions gardes : christique . La couture a grav tout jamais sur votre peau le rythme traditionnel du haku, lendroit des 17 agrafes. Comme dans dautres de vos ouvrages, il y a lhumour et lautodrision que jadmire dautant plus dans ce contexte : "Clinique en t- / Coll la carte vitale, / un ticket de LOTO !" et propos de la cicatrice : "a sverra pas sur la plage." Il y a les petits signes de la vie qui continue sans vous : "Pendant mon absence, / la passiflore a pouss / jusqu Orion." puis de la vie laquelle vous voulez vous raccrocher par la connaissance : "Disparatre ? Mais pas / sans savoir le nom savant / de cette herbe naine." Une belle leon. Bien cordialement,
Marie-Louise Montignot, sans tiquette.
 
17/04/2018 09:48:39
"L'ETE EN MORCEAUX": quel concentr de vie dans la chambre d'un malade! La traverse d'une preuve extrmement douloureuse s'exprime grce la lgret inoue du haku. Vertigineux mlange de gravit et d'humour... pome intime, porte universelle. La saison est violente, et l'espoir aussi.
Marie-Nolle HOPITAL
 
14/04/2018 19:04:45
J'ai reu ton livre, merci. Je l'ai lu, tout de suite. De la premire la dernire page. Et l, je crois que j'ai commenc souffrir avec toi, sans doute cause de mon tat d'me actuel, mais surtout cause de la tendresse de grande soeur que j'prouve pour toi et d'admiratrice, bien sr. Je t'ai toujours admir, mais dans ces pages, exprimer une pareille preuve sans dlaisser la posie et la pointe d'humour, c'est, je vais le dire simplement, trs BEAU et tellement VRAI ! Tu sais ce que je souhaite pour toi.
Christiane Guicheteau
 
13/04/2018 10:16:56
C'est lorsqu'il se sent le plus menac que le pote chante son chant le plus beau. On pourra en juger la lecture du recueil de Roland Halbert au titre suggestif : "L'Et en morceaux". La couverture, illustre par le remarquable "Biscotto laque en berne" de Patrick Guguen, et la ddicace "Dame Tartine" (entre autres) donnent le ton. Mais qu'on ne s'y trompe pas : l'apparente dsinvolture est pleine d'artifices et le recueil un miracle de culture. Pour combattre cette nature prdatrice qui menace la maison du berger, le pote a convoqu tous les rgnes depuis l'humble pense jusqu'au "chant des constellations", et cela avec la libert d'criture d'un qui en connat les rgles les plus subtiles et pourrait justifier chaque syllabe. Inventeur du haku-calligramme, Roland Halbert fait la nique au nant : le conduit de la sonde devient corde sauter et, plus loin, le vers s'effiloche dans le verbe pour donner voir et entendre cette vie suspendue un fil que l'araigne retissera en "ligne de vie" aprs l'preuve, lorsque les vrilles de la passiflore auront enfin desserr l'treinte de la "saison violente". Dans cette posique (dont il est galement l'inventeur), le contrepoint et la synesthsie ne sont pas seulement des figures de style, mais bien l'instrument d'un art d'tre et de rester au monde : un "geai crie en rouge" tandis que l'aiguille fouille la veine introuvable, mais la potence devient perchoir o accueillir pies, moineaux, msanges et combattre le chaos du corps "empli de frelons", charru par le scalpel, pour en rejaillir vivant. Quant au mouvement du recueil, s'il suit "la courbe dcroissante de la lumire", il ne mne pas aux tnbres, au contraire. Et c'est encore dans les hakus-calligrammes qu'il faut lire cette fois, davantage qu'un dfi, le "dur dsir de durer" qui habite le pote. Si la lumire dcrot en effet avec le temps, la verticalit, lentement mais srement, s'affirme et s'affermit dans une frondaison de motifs qui peuplent les dernires pages, tel cet "arbre--joie" qui remonte ou ce "peuplier haut dress / dans l'lan vital". "L'Et en morceaux" est une magnifique leon de vie.
Philippe Arnaud.