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Signature de Roland HalbertExplication du sceau de l'artiste

Livre d'or

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13/07/2018 08:51:26
En fait, j'ai un peu dpass la dose homopathique prescrite pour lire "L'Et en morceaux", sinon je ne t'crirais pas dj ! Sois assur que c'est plutt bon signe, et persuade-toi enfin que je ne nourris aucune prvention l'gard des hakus et que ceux-ci (rguliers ou non, peu importe que le cubage de la "chambre 575" soit gmtrie variable) m'ont suffisamment pris le coeur et l'esprit. Il y a l une concrtion de vcu dans une densit d'expression que j'ai moi-mme jadis un peu pratique (assez content par exemple d'un "Casque boulons et / yeux de plexiglas / gens du guet passent"). Avec des formules qui font particulirement mouche en moi, comme "son pas lourd d'infirmire", "la viande est dans le torchon", "ce corps / empli de frelons", "un camion frigorifique / casse des enclumes", "jambes en paille / lestes de parpaings", "je chevauche une limace", "on lche / l'cre suint des femmes", etc. En retour de ce livre et de notre rencontre, je te joins deux textes : le premier, souvenir d'une coloscopie-fibroscopie, en rappel de "En mergeant du coaltar / cet arrire-got / de nant aux fraises. " L'autre, qui voque le jeune Alfred de Vigny ("Un Roland sonne du cor / sans cor ni pe"!), crit en 2016, avant que Franoise et moi nous nous trouvions amens visiter le Maine-Giraud. Bel t toi, Roland, sur les portes de la lumire et de la chaleur solaires ! Merci pour le pot au Cercle Rouge. Penses amicales de nous deux.
Jean-Franois Dubois, pote.
 
10/07/2018 22:10:31
" L' Et en morceaux " est un trs beau livre. Son sujet, inattendu, en fait probablement votre oeuvre la plus singulire. La qualit de l'dition accompagne au mieux votre cration. Les mots dposs sur le papier, leur emplacement, leur enchanement, leur tressage, leur forme parfois, participent avec bonheur l'expression mme des hakus pour le plus grand plaisir du lecteur. Le miracle de vos hakus? c'est leur capacit rendre tangible le Tout partir du presque Rien. Trois ou quatre mots et tout est l, prsent, tous les sens sont convoqus. C'est, galement, l'vocation de choses graves avec lgret, ironie, humour, dsinvolture. Un seul exemple,(ils seraient nombreux citer), page 24 " - La viande est dans le torchon. " Merci, Roland,continuez d'crire de belles pages en quelques mots et en compagnie des oiseaux. Une interrogation : " Le Biscotto en berne ", oeuvre de Patrick Guguen, reproduite en couverture, serait-il un portrait de l'auteur en salle de rveil ?
Jacques Le Brusq, peintre.
 
07/07/2018 12:23:41
C'est avec motion - prima l'emozione, n'est-ce pas - puis intrt et admiration que j'ai lu d'une traite ton "Et en morceaux", me rservant de le relire la dose prescrite, en le savourant tout en "coute intrieure." Qu'ajouterais-je aux commentaires savants et logieux, laisss sur le livre d'or par tes fidles lecteurs ? sinon que j'ai pens "L'Opration de la Taille" mise en musique par Marin Marais avec l'annonce des diffrentes tapes : "Prparation de l'appareil / Frmissement en le voyant / Rsolution pour y monter / Rflexions srieuses / Entrelacement des soies / () Ici l'on fait l'incision / L'introduction de la tenette / Ici on tire la pierre / Ici l'on perd quasiment la voix / Ici l'on te les soies / Ici l'on vous transporte dans le lit/ Les relevailles...
Bernard Maire
 
06/07/2018 15:50:18
Jai t touche par ce thme qui mest si proche en ce moment, hospitalisation et convalescence. Touche par cette humilit, cette lgret pure de lecture et mise en page qui ma sduite, qui me rappelle aussi mes bonheurs de mise en page et typographie dans mon mtier de graphiste. Ces images, cicatrices, motions et sentiments se multiplient au fil dune lecture emplie de posie que lon dvore. Sincrit et musicalit, merci Roland pour cette cration inattendue pour moi, positive, dcouverte par le hasard de la vie. Heureuse de vous avoir rencontr et oui, on nest pas si seul ;)
Alexandra Makovsky
 
29/06/2018 16:52:36
A propos due dernier ouvrage de Roland Halbert,"L't en morceaux",j'ai envie d'exprimer un point de vue personnel, le lecteur prolongeant l'oeuvre selon sa propre histoire...je lui reconnais les habituelles qualits:habilet de la composition,enchainement des rminiscences historiques(SHIKI raconte son calvaire de malade,ironise sur sa propre mort ?),les musiques,rythmes des sons/5.7.5/les chants d'oiseaux diffrents selon le jour,l'heure,les parfums(le chvrefeuille vaporisant le ciel),les instruments fouillant les chairs,l'horreur des cicatrices.Des sensations affreuses ou douces,consolantes et l'espoir de gurison.Tout est ml :couleurs,odeurs,sons,sentiments dans la tte,angoisse(mais suggre).Tous les sens s'associent pour attnuer la souffrance,retrouver l'espoir,les plaisirs d'avant.Chez les potes francais,europens,la douleur n'est pas exprime comme en Asie,Antonin Artaud tortur physiquement et psychiquement(le pse nerfs),hurle et se rvolte."viande saigner sous le marteau/qu'on extirpe coups de couteau".Roland voque les tapes de l'intervention avec subtilit,douceur..peut tre la faon des japonais?On retrouve sans doute l'esprit ZEN.Les samourais s'enfonaient un sabre dans l'ombilic pour se suicider.une cruaut stoquement supporte!Par une longue "visitation"(le corps revisit), l'esprit prisonnier de la chair,s'chappe par la pense et le jeu des sens,chez Roland.une douce musique l'lve vers la voie lacte...Pur exercice de pleine conscience,ou mdition transcendentale?les bouddhistes relativisent tous ces problmes,sachant que la souffrance et la joie ne sont que le fait de l'existence(non la vie),transition entre la naissance et la mort.Freud parlerait probablement de sortir de l'go, de surmoi...Ici je retrouve mon interprtation personnelle de l'art, de la posie.Il ne s'agit pas d'un narcissisme triqu.Cel relve d'une conscience leve,un partage,une transmission authentique avec l'autre personne...Cela suscite des sentiments vrais,des motions puissantes.Nous pouvons alors parler de SUBLIMATION.
Danile Joly-de Tromelin, peintre ,psychologue.